Les réactions d'après-match
Réactions d'après-match
(16/01/2026)

Cette défaite fait-elle particulièrement mal ?
Les défaites font toujours mal. Concernant celle-ci, la première mi-temps est très décevante, que ce soit par rapport à la semaine de travail, au ressenti que l’on avait et du fait que l’on commence la phase retour de ce championnat. On pensait qu’il y avait tout à gagner, et au final c’est pareil en termes de résultat et de points, donc c’est décevant.

Qu’a-t-il manqué à vos joueurs ce soir ?
Nous n’avons pas été assez courageux avec le ballon en première période, car face à un bloc bas il faut avoir l’envie de transpercer les lignes, d’aller vers l’avant, de proposer certaines choses. Cela avait été travaillé cette semaine, donc c’est décevant. Et sans ballon, nous n’avons pas eu l’impact nécessaire dans le pressing vers l’avant. En deuxième mi-temps c’était mieux, notamment dans le pressing justement, d’où notre égalisation. Mais même si on a mieux contrôlé ce second acte, on encaisse paradoxalement des buts sur les trois actions de Lorient, donc il nous a forcément manqué de justesse et de qualité dans les deux surfaces dans les moments clés.

Comment gommer ces erreurs d’appréciation ?
On sait qu’on a un groupe avec des joueurs qui reviennent de blessures, d’autres qui viennent d’arriver, etc. J’essaye de trouver des réponses aux questions semaine après semaine, sans trouver d’excuses, mais force est de constater que le moyen de pression sportif est réduit car le groupe est lui-même restreint. Il faut continuer à travailler, encourager les joueurs à s’améliorer et pousser ceux qui reviennent de blessures à revenir au rythme attendu et à se remettre au niveau physique.

Comment inverser la tendance ?
Nous sommes forcément jugés sur les résultats. Il y a une situation qui est due à de nombreux facteurs, même si je pense que vais également être jugé sur la façon de gérer cette période difficile. Il faut savoir analyser calmement pourquoi il y a cette spirale négative malgré le travail effectué, même si j’ai l’impression de donner plus que le maximum chaque jour. Gérer cela demande certaines qualités, tout en sachant qu’on a un groupe réduit et qu’il va falloir continuer à mobiliser les troupes et travailler l’aspect mental. Je vais continuer à pousser et à soutenir mes joueurs, même si on en attend plus de la part de certains. En tout cas, baisser les bras ne serait pas une solution pour moi et pour le Club en général.

Vos joueurs sont-ils gagnés par la peur ?
C’est difficile à dire, car nous avons quand même la réaction de revenir au tableau d’affichage, mais on encaisse un but dans les dix minutes qui suivent et forcément on a le sentiment qu’on peut difficilement revenir dans le match. C’est quelque chose qui peut s’installer au fur et à mesure de la saison avec les mauvais résultats, mais ensuite il faut savoir analyser pourquoi, pour ne pas tomber dans un sentiment trop négatif. En tout cas, il est certain que le mental et le moral sont sollicités dans une période comme celle-là.
S’il y a du doute ? Le mot d’ordre aujourd’hui était justement de jouer avec du courage et de changer la dynamique. On avait tout mis en place cette semaine pour stimuler ceci, mais en première cela n’a pas été suffisant.

Le choc contre le Real Madrid est-il une bonne chose finalement ?
On verra si c’est la meilleure manière de rebondir, mais en tout cas le résultat de ce soir n’est pas le meilleur moyen de préparer ce match. Ce qui est certain, c’est que nous avons déjà prouvé dans des grands rendez-vous de Ligue des Champions ou de Ligue 1 que nous sommes capables de nous sublimer. Si on veut rebondir, on doit être capables de le faire. Cette rencontre de mardi est en tout cas une belle opportunité de défendre les couleurs du Club et de remettre quelque chose de positif. On a plus qu’intérêt pour le collectif, comme pour l’individuel, d’être au niveau et de tourner le bouton.

Pensez-vous encore pouvoir tenter des choses pour inverser la tendance ?
On tente justement des choses pour trouver des solutions, même si nous n’avons pas un groupe très élargi. Le système de jeu qui est mis en place pour le moment est relatif à ce qu’on peut faire de mieux avec les joueurs disponibles. Cela a bien marché par moments, et aujourd’hui je ne vois pas ce qu’on aurait pu faire de différent au niveau du système. Ça s’est joué sur les lignes hautes, le courage avec le ballon et l’intensité sur les deuxièmes ballons. En deuxième cela a été mieux et on a pu créer des situations, mais on est obligés de s’adapter aux forces vives pour mettre les joueurs dans les meilleures conditions.

Comment vos joueurs peuvent-ils changer les choses contre le Real ?
Il reste quatre jours pour se préparer et il va falloir avoir une approche positive. Au final, ce sont eux qui décident de savoir comment bâtir ceci. Avoir un manque de confiance est une chose, mais quand on a un environnement pour la stimuler au quotidien, un staff et un coach qui tentent de rester objectifs par rapport à la situation, c’est ensuite aux joueurs de construire cette réaction. Jouer contre Lorient aujourd’hui avec une certaine pression, cela fait partie du métier de footballeur. Il faut donc mettre ça de côté et se concentrer sur ce qu’on peut contrôler et mettre en place sur le terrain. Il faut arriver à garder la confiance de la semaine d’entraînement en match. Je continuerai en tout cas à les stimuler pour que ça tourne au prochain match.

Sébastien Pocognoli - Site officiel AS Monaco

Venir gagner à Monaco, même si c'est une équipe un peu malade, ça reste quelque chose d'important et un petit exploit pour nous.
Il n'y a pas à crier au scandale par rapport à cette victoire. Au contraire, tout ce qui a été fait, tant défensivement qu'offensivement, a été bien fait. Donc, elle me semble méritée.

Dès qu'on prenait le jeu à notre compte, Monaco donnait le sentiment de nous craindre. Il a fallu insister. Le fait de marquer les a laissés un peu plus dans leurs doutes. Et à partir du moment où ils se sont livrés, ça nous a laissé peu plus d'espace. Comme les entrants ont été bons, on a su en profiter.

Avec 22 points, il reste quatre victoires à aller chercher pour le maintien en Ligue 1.
On s'est donné pour objectif d'aller gratter quelques places au classement. Avec quatre points et une qualification en Coupe en janvier, on reste sur la dynamique positive qui était la nôtre avant la trêve, c'est très bien pour nous.

Olivier Pantaloni - Le Figaro

Quelle est ta réaction après cette défaite ?
Nous sommes très déçus car nous étions venus pour mettre fin à cette mauvaise série. En première période, on avait le match sous contrôle et il nous a simplement manqué la dernière passe pour marquer. Dans ces situations-là, à la moindre erreur ou perte de balle, tu es puni directement. Le plan de Lorient était de jouer en contre-attaque. Ils passent une fois, ils marquent, puis nous revenons dans la rencontre grâce au but d’Ansu. Ensuite le deuxième but lorientais arrive suite à une déviation malheureuse. C’est comme ça, on doit l’accepter et rester soudés. Mardi face au Real Madrid on aura l’occasion de montrer un autre visage.

Selon toi, est-ce un problème mental ?
Forcément, parce que ça se joue dans la tête. Ce n’est pas simple de se dire qu’on repart de zéro à chaque match quand on connaît la situation actuelle. On veut gagner, ça ce n’est pas le soucis. Mais à la fin, ce sont les petits détails qui font la différence. Il faut analyser tout cela, garder la tête haute et repartir de l’avant.

Comment te sens-tu depuis votre retour dans l’équipe ?
Lorsque j’étais sur le banc, j’essayais de donner le maximum à l’entraînement. Maintenant, je suis de retour sur le terrain et le dernier match de Coupe s’est bien passé pour moi, mais c’est un sport collectif. Aujourd’hui, j’ai essayé de faire le maximum, même si j’ai été malchanceux sur le premier but qui passe entre mes jambes. Je continue de pousser avec le groupe des gardiens car c’est une situation difficile mais il faut y faire face.

Que penses-tu de la suite de la saison en Ligue 1 ?
Si je disais que c’était fini, ce serait la mauvaise mentalité car on est là pour se battre. La situation est ce qu’elle est mais je ne suis pas quelqu’un qui abandonne. On veut aussi se battre pour le coach. On doit rester unis et regarder ce qu’on peut améliorer. Mardi, on a une grande opportunité de montrer un autre visage donc il faut avancer étape par étape. Ça ne sert à rien de penser à la fin de saison maintenant car nous devons prendre chaque match l’un après l’autre.

Comment réagissez-vous à la colère des supporters ?
C’est compréhensible, et d’une certaine manière, c’est mérité par rapport à nos performances récentes. Aujourd’hui, ce n’était pas notre meilleure prestation même si on avait la première période sous contrôle. La réaction des supporters est compréhensible et je ferais peut-être pareil si je supportais une équipe, mais encore une fois on doit rester ensemble, se battre et montrer aux supporters qu’on peut faire mieux.

Justement, qu’attendez-vous de cette rencontre face au Real Madrid ?
Chaque match est une chance de rebondir. Ça ne changera pas la situation en championnat car la Ligue 1 et la Ligue des Champions sont deux compétitions différentes mais cela peut aider mentalement, montrer qu’on peut le faire. On doit se battre, rester soudés et produire une bonne performance face à Madrid. La situation est ce qu’elle est, donc j’attends ce match avec impatience, parce que je suis très déçu de celui de ce soir. Nous avons vraiment envie de renverser la tendance !

Le Real Madrid n’est pas non plus dans sa meilleure période, est-ce une opportunité ?
On doit d’abord se concentrer sur nous-mêmes avant de se demander comment va l’adversaire. On doit regarder notre performance et rester fidèles au plan. Avec une bonne mentalité, on peut aller de l’avant. Ce sera un match différent, une compétition différente. À l’heure actuelle nous sommes déçus mais on doit vite se tourner vers mardi car c’est l’occasion d’offrir quelque chose aux supporters.

Philipp Köhn - Site officiel AS Monaco
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