Comment analysez-vous cette défaite après une série de sept victoires de rang ?
Ce n'est pas faute d'avoir alerté sur la difficulté du match face au Paris FC parce que je savais que nous allions être testés sur l'aspect mental. On a fait face à une équipe en forme avec un système de jeu très efficace et on en a fait les frais aujourd'hui. Parallèlement, notre belle série nous a peut-être donné trop de confiance et commencer le match en prenant trois buts en 20 minutes me fait réaliser qu'on n'a pas su être attentif au plan prévu cette semaine. Nous avons débuté avec une intensité non conforme par rapport à ce qu'on a pu faire ces dernières semaines.
Cela avait déjà été le cas contre Marseille mais on ne l'avait pas payé cash. Encaisser autant de buts en si peu de temps est forcément dû à un manquement de la préparation mentale, je l'avais pourtant répété toute la semaine mais force est de constater que l'on a failli dans ce domaine. On a ensuite bien relevé la tête pendant les 25 dernières minutes de la première période en nous créant plusieurs occasions qui auraient pu nous permettre d'espérer davantage mais on a raté ce que le PFC avait réussi auparavant.
Comment expliquer le fait de ne pas avoir su démarrer la seconde période comme vous avez terminé la première ?
Vous savez, quand il y a 3-0 après 25 minutes, on a envie d'apporter quelque chose à la mi-temps. On a bien terminé cette première période mais chaque transition nous a énormément exposé, que ce soit à trois ou quatre défenseurs. On a tenté de cadenasser davantage ces transitions avec deux vrais défenseurs, Simon Adingra plus haut, et plus de présence avec Denis Zakaria au milieu. Malheureusement, ça n'a pas apporté ce que l'on espérait, du fait que le Paris FC a été aussi plus bas sur le terrain. Je ne suis donc pas sûr qu'on aurait été plus dominant avec cette même structure car le PFC a resserré les lignes tout en continuant à partir en transition plus bas. Nous n'avons pas su imposer un rythme qui aurait pu nous apporter ce but. Ils méritent leur victoire, ils ont fait un match plein de réalisme.
Y a-t-il eu un manque de préparation face à Jonathan Ikoné et Moses Simon ?
Non parce qu'on a joué face à des ailiers également très performants, comme Lyon, Marseille ou le PSG. C'était le même milieu et la même défense à trois, c'est jusque nous avons été moins bons dans ce que l'on voulait mettre en place. Nous avons aussi eu deux forfaits qui changent la dynamique de préparation au dernier moment. Ce n'est pas une excuse mais il nous manquait peut-être certains éléments qui avaient fait notre force. Pour moi et je le répète, on perd ces 20 premières minutes sur l'approche mentale et d'humilité. Forcément, les carences s'exposent et on a essayé de les combler à la mi-temps.
Avez-vous eu l'impression que les joueurs tardaient à donner le ballon ?
Oui pourtant il y avait assez d'espaces parce que le PFC est venu nous chercher haut. Il y a donc une supériorité numérique qui se crée mais on n'a pas su en profiter dans les 25 premières minutes. Dans le même temps, le niveau de confiance baisse mais les occasions créées l'ont été en transperçant ces lignes, comme le but de Balogun. Nous avons été dans le schéma de match que nous avions préparé mais pas au début.
Un mot sur la rentrée de Paul Pogba ?
Il y a une gestion du groupe à faire d'un point de vue physique. On voit ce qui se passe à l'entraînement et face à un bloc bas, je pense que Paul a la capacité d'apporter cette touche technique et une impulsion. Malheureusement, on encaisse un but cinq minutes après son entrée, ça modifie ce qu'on avait planifié. Nous sommes heureux de voir nos joueurs blessés de retour.
Dans les belles images de la soirée, il y a aussi ce beau parcage de supporters monégasques qui était prêt dès la première minute. Cela me laisse un goût de trop peu parce qu'on n'a pas su rendre ce qu'ils nous ont donné durant tout le match.
Comment rebondir dès le week-end prochain contre Auxerre ?
Tout ce qu'on a acquis a été à la sueur du front et de travail. On a fait une fantastique série et nous étions certainement la meilleure équipe ces dernières semaines en France et en Europe. Celle-ci devait forcément s'arrêter à un moment mais je n'aurais pas voulu qu'elle s'arrête de cette manière mais on doit juste apprendre les raisons de cette réussite et de cet arrêt aujourd'hui et de juste continuer à travailler la semaine prochaine pour être prêt aux niveaux mental, physique et tactique pour jouer contre Auxerre.Sébastien Pocognoli - Site officiel AS Monaco
Je souhaitais qu'on gagne, on a travaillé pour ça. Mais sur ce score-là et avec cette manière... non, il faut être honnête. On fait une entame de match rêvé. On mène 3-0 au bout de 21 minutes. Mais par contre, on est en danger. Kevin Trapp, il ne faut pas oublier, a fait en première mi-temps, en tout cas, 3 arrêts déterminants.
Après, on revient à la mi-temps avec un score de 3-1. Je pense que c'est bien payé. Là, on est allés chercher la réussite, il faut le dire. Par contre, on fait une deuxième mi-temps quasi parfaite, où Monaco n'a plus une situation. On a été très solide. Et je crois que Kevin ne fait aucun arrêt en deuxième mi-temps. On s'est rendu le match facile, mais c'est vrai que je tiens vraiment à féliciter les joueurs. Ils ont été monstrueux, ils ont été énormes. Vraiment.Antoine Kombouaré - lequipe.fr & AFP
Lukáš, comment analyses-tu cette défaite ce soir ?
C'est difficile à analyser, on est menés 3-0 après 21 minutes... Je pense qu'on a gâché le match, malheureusement. Je ne trouve pas vraiment les mots pour expliquer pourquoi on a commencé comme ça. Est-ce un manque de concentration ou autre chose ? Mais quand vous devez courir après le score tout le match c'est compliqué... ça aurait pu finir à 5, 6 ou même 7-1. Bien sûr, on a eu de bons moments aussi, mais c'est dommage que notre série s'arrête ainsi. C'est peut-être un bon signal d'alarme avant la fin de la saison !
Était-ce un problème tactique ?
Non, je ne pense pas. On a perdu des ballons importants au milieu de terrain, ils ont pu contre-attaquer et ils ont été très bons là-dessus. Il faut aussi tirer son chapeau à leurs joueurs rapides. Mais on doit se regarder dans le miroir : avec ce genre de performance, peu importe si c'est le Paris FC, Marseille ou Auxerre la semaine prochaine, on ne peut pas gagner en Ligue 1.
Était-ce plus difficile sur le pressing sans Aleksandr Golovin et Maghnes Akliouche ?
Possiblement. Tout le monde dans l'équipe sait quoi faire sur le terrain à ce stade, donc... oui, il nous manquait des joueurs importants, des joueurs techniques, mais si on manque un pressing, il faut savoir faire une faute. On a peut-être été trop tendres là-dessus. On a vu beaucoup trop de contre-attaques, et c'est comme ça que Paris veut jouer. On s'est tiré une balle dans le pied.
Penses-tu que vous étiez trop en confiance après sept victoires consécutives ?
C'est difficile de ne pas être en confiance, mais peut-être qu'il y avait trop d'automatismes de penser qu'on allait marquer le premier but. Et soudain, tu es mené 3-0. C'est la réalité, c'est ce que je disais : ça devait arriver à un moment donné, mais c'est bien que ce soit maintenant pour que tout le monde se réveille. Il n'y a pas de matches faciles en Ligue 1 !
Le Top 3 est-il toujours l'objectif ?
Ça aurait été bien d'y être après ce match en gagnant. Maintenant, on doit voir ce qu'il va se passer ce week-end. On revient de loin, le début de saison était catastrophique et on est quand même là à jouer les places européennes. On est confiants, mais ce genre de prestation ne doit plus se reproduire.
Penses-tu que cette défaite peut avoir un impact mental sur l'équipe ?
Si ce n'est pas le cas, alors je suis encore plus inquiet. Il faut au moins en tirer quelque chose de positif et réaliser que, peu importe le nombre de victoires d'affilée, il faut être présent dès le début et ne sous-estimer personne. Il y avait peut-être un petit souci de ce côté-là aujourd'hui.
Je ne pense pas que ce soit une question de communication, la communication se fait aussi sans les mots. Quand on joue ensemble depuis assez longtemps, on sait quoi faire dans chaque situation. C'est un aspect parmi d'autres, il y a beaucoup de choses qui n'ont pas fonctionné aujourd'hui et c'en était peut-être une, mais généralement ce n'est pas un problème.Lukáš Hrádecký - Site officiel AS Monaco
Paul, quel est ton sentiment après ce retour à la compétition ?
Déçu du résultat, mais on a joué contre une équipe qui était prête aujourd'hui et qui nous a fait mal, surtout au début du match. On a essayé de pousser, de marquer, on a créé des occasions mais on a loupé notre match aujourd'hui. On doit apprendre de nos erreurs. Et au niveau personnel, c'est toujours bien de revenir sur les terrains et d'essayer d'aider mon équipe.
Qu'est-ce que vous avez ressenti lorsque vous avez entendu le public vous acclamer et le stade vous applaudir ?
Ça m'a fait chaud au cœur. Bien sûr, j'étais concentré sur mon match mais je les ai bien entendus, ça fait vraiment plaisir. Actuellement, je me sens bien, j'étais avec le groupe et maintenant j'essaye de gratter mes minutes et de revenir en forme pour les matches, c'est ça qui est le plus important. Je pense que ça va venir avec le temps. On était sur une très bonne série, et c'est dur de rentrer et de jouer directement quand l'équipe est bien. Je suis là pour aider le Club au maximum jusqu'à la fin de la saison !
C'est un coup d'arrêt ce soir. Qu'est-ce qu'il a manqué ?
Aujourd'hui, je pense que le début de match a été loupé. Ça nous a mis un coup mentalement, ils ont marqué beaucoup de buts au début. Et contre une équipe comme ça, qui est bien organisée, c'est vrai que c'était dur après pour pousser et marquer autant de buts qu'ils en ont mis.
Est-ce que vous vous sentez prêt maintenant pour une titularisation d'ici la fin de saison ?
Je dois toujours être prêt. Si je suis ici, je pense que le coach sait que je suis prêt à jouer. Maintenant, ça va dépendre de lui, s'il veut me faire jouer (rires) et si je suis assez bon !
Si je me sens capable de jouer 90 minutes dès la semaine prochaine ? C'est le but ! Un match de foot c'est 90 minutes, et mon objectif c'est d'être prêt, de jouer ce temps-là. Aujourd'hui j'ai joué beaucoup plus que la dernière fois, on monte en puissance et les entraînements sont pris en compte aussi pour être prêt pour 90 minutes.Paul Pogba - Site officiel AS Monaco
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