
Pour les 16èmes de finale de la Coupe de France, l'AS Monaco se rend chez l'US Orléans Loiret Football, club de National.
Sur une série de 6 défaites en L1 lors des 7 derniers matches, l'AS Monaco doit retrouver de la confiance en Coupe de France, pour permettre de renverser la vapeur en championnat.
Sur son chemin de la doyenne des compétitions françaises, l'US Orléans, qui occupe actuellement la 3ème place du National, qui envoit en barrage contre le 16ème de Ligue 2, après 16 journées.
Lors des 15 matches (il y a un exempt suite à la rétrogradation administrative), les loirétains en ont remporté 8 pour 2 nuls et 5 défaites (20 buts inscrits et 23 encaissés).
Sur les 5 dernières rencontres, l'USO a perdu à domicile contre Aubagne (2-4) et a remporté les 4 suivantes dont 2 de Coupe de France.
Le club du Loiret reste sur 3 matches sans prendre de but : 1-0 à Quevilly-Rouen, 2-0 contre Versailles et 3-0 contre Dieppe le 21 décembre.
Dans le même temps, l'ASM a joué 3 matches de L1 (perdus à Brest, Marseille et contre Lyon), et 2 autres gagnés, contre Galatasaray en Ligue des Champions et en 32ème de finale de la Coupe de France, à Auxerre.
Pour parvenir à ce stade de la compétition, l'US Orléans a passé 5 tours, successivement chez le FC Lèves (District, 4-0 au 5ème tour), Vineuil SF (R1, 3-0 au 6ème tour), face à l'Aviron Bayonnais FC (N2, 3-0 au 7ème tour), chez L'Union Saint-Jean FC (R1, 2-1 au 8ème tour) et au stade de la Source contre le FC Dieppe (N2, 3-0 en 32èmes).
Sur sa pelouse en National, Orléans a disputé 8 matches poour un bilan de 5 victoires, 1 nul et 2 défaites (14 buts pour et 11 contre) successivement contre Dijon (J01, 1-2), Valenciennes (J03, 2-1), Le Puy (J05, 1-1), Bourg-en-Bresse Peronnas (J06, 1-0), Saint-Brieuc (J08, 3-2), Caen (J10, 2-1), Aubagne (J14, 2-4), Versailles (J16, 2-0).
Loin du Louis-II, Monaco n'est pas très performant avec au total 12 matches joués, 8 de L1, 3 de C1 et 1 en Coupe, pour un bilan de 4 victoires, 2 nuls et 6 défaites (16 buts marqués et 22 encaissés).
Historiquement, il y a eu 2 affrontements en Coupe de France, pour 3 matches joués avec l'USO alors pensionnaire de Division 2.
La première fois lors de la finale de la saison 1979-80, remportée 3-1 par l'ASM avec un csc de Marette (1-0, 7e), qui égalisera plus tard (1-1, 27e) et des buts d'Albert Émon (2-1, 48e) et Delio Onnis (3-1, 65e), son 223ème pour l'ASM pour son 280ème match.
Les deux formations se retrouveront en quart de finale de la saison 1988-89, lors d'un aller-retour.
Monaco s'imposera 2-1 dans le Loiret à l'aller et se fera peur au retour (3-3 en Principauté), mené 0-2 à la mi-temps et encore éliminé à la 77e en raison des buts inscrits à l'extérieur.
Sébastien Pocognoli est revenu sur les critiques et les blessures qui s'enchaînent sans interruption.
La capitaine Denis Zakaria est de retour de suspension.Les critiques ?
Si la situation mérite plus d'indulgence ? Je dirais que c'est la perception de chacun, certaines personnes sont indulgentes et empathiques, d'autres moins, les personnes qui travaillent au Club vivent les choses différemment de ceux qui sont à l'extérieur, et puis certains ont une sensibilité pour l'AS Monaco que d'autres n'ont pas... c'est la vie ! Mais le plus important pour moi, c'est ce que mes joueurs donnent et reçoivent, et tout ce que je peux dire c'est qu'ils donnent le maximum chaque jour à l'entraînement et qu'ils méritent plus sur ce que l'on montre sur les derniers matches et plus globalement depuis mon arrivée.
C'est mon point de vue, et je pense qu'il est objectif par rapport à ce qu'il se passe à l'intérieur. En tout cas, mes joueurs méritent qu'on les soutienne, car ils ne sont pas responsables de l'instabilité qui règne autour de l'équipe concernant les blessures et les faits de matches qu'ils ne contrôlent pas. Si on avait un groupe qui ne faisait pas le maximum, qui ne se battait pas et qui ne donnait pas l'exemple en termes d'attitude et de respect des consignes, on pourrait tout remettre en question, mais ce n'est pas pas le cas, donc de mon côté je les défendrai toujours.
Le fait de ne pas lâcher ?
Pour que les joueurs ne lâchent pas, il faut que la figure du groupe, qui pour moi est le staff et le coach, ne le fasse pas, et ce n'est pas le cas. Donc je ne pense pas que les joueurs lâchent, car on a un encadrement qui essaye de faire tourner la situation qui est difficile en termes de résultats. J'essaye d'être rationnel avec ce qu'on fait et ce qu'on mérite, et encore une fois sur les deux derniers matches, même si on ne connaît jamais la finalité par rapport aux faits de jeu, on aurait certainement pu avoir quatre à six points de plus au classement, et ça changerait totalement la perception, c'est la réalité !
Ensuite, les blessures ont un impact certain dans la dynamique actuelle. C'est quelque chose avec lequel je dois composer même pour lequel je ne peux pas m'apitoyer, car je n'ai pas de contrôle sur cela. Mais ça influence forcément l'instabilité dans le onze de base, et ça c'est un fait. Avec un peu plus de réussite en Ligue des Champions contre Tottenham et Pafos notamment, on serait peut-être déjà qualifiés. Avec des « si » on peut faire beaucoup de choses, mais certains ont plus d'incidence que d'autres.
Les blessures ?
On échange toujours sur ce qui peut impacter les résultats, et ça en fait partie, même si j'essaye de me focaliser sur ce qui relève de ma compétence, à savoir le terrain et les aspects technico-tactiques. Tout ce qui concerne l'organisation était là avant mon arrivée, donc je pense que chacun doit se focaliser sur son rôle, sa responsabilité. La mienne est de gérer mon groupe, et la seule manière de sortir de cette situation négative est de trouver les meilleures solutions et d'accepter que certaines choses sont moins bien faites, que certaines blessures sont explicables et d'autres non. Il faut faire le dos rond, et si on arrive à sortir de cette situation, ce dont je suis convaincu, on sera beaucoup plus forts en deuxième partie de saison et même la saison prochaine, car tu dois toujours apprendre de chaque période difficile.
C'est pour cela que je ne lâche pas, parce que je pense que tout ce qui arrive maintenant sera bénéfique pour le futur. C'est de cette manière-là que je suis éduqué sportivement, et c'est ce que j'essaye de transmettre à mes joueurs. Quand il y a des mauvais résultats, il y a forcément du doute, et il faut tenter de ne pas tomber là-dedans et de ne pas modifier ce qui marche bien. Quand je vois encore l'entraînement d'hier, qui était la séance la plus intense de la semaine, je n'ai vu aucun joueur baisser d'intensité ou qui a une arrière pensée par rapport à un manque de confiance. En revanche, si le staff commence à douter et à changer sa manière de penser les entraînements, on va faire trois pas en arrière par rapport à ce que l'on met en place depuis mon arrivée. Donc on continue, et on essaye de fixer les choses autour de la meilleure des manières.
Les forfaits de Minamino et Salisu ?
Ce sont deux joueurs importants du groupe qui nous quittent jusqu'à la fin de la saison, et c'est dommageable car ils étaient deux éléments importants depuis mon arrivée. Nous avons beaucoup d'instabilité dans l'effectif à cause des blessures, mais je pense que le Club est prêt à toutes les situations pour pallier ces absences ou un manque de performance. Il est donc possible que l'on recrute, mais ça dépend des profils, du timing et du mercato hivernal, le fait de bien peser le pour et le contre avant de prendre une décision, de façon à ce que cela apporte vraiment quelque chose à l'équipe.
Le coaching dans cette période difficile ?
Je la vis de la même manière que l'année passée avec l'Union Saint-Gilloise en début de saison. Il y a deux façons de gérer cela de mon côté et de celui du Club : la base c'est la confiance, et si j'ai confiance en ce que je fais et en les gens qui m'entourent à tous les niveaux, je vais continuer à évoluer de manière positive dans ma relation avec les joueurs ; en revanche, s'il y a un manque de confiance, on va faire les choses dans le mauvais sens. La saison passée à l'Union par exemple, il y a eu la confiance du club à ce moment, et c'est quelque chose qui se gagne, comme le temps, et c'est ce que j'essaye de faire par rapport à mon investissement et ce que nous essayons de mettre en place.
Mais je prends aussi cette situation comme un apprentissage, car cela fait partie du métier de coach. D'ailleurs je dois avouer que je prends autant de plaisir avec une série de victoires à l'Union que de souffrir du manque de victoires comme actuellement. Car pour moi, il y a toujours une solution dans chaque dynamique. Il faudra faire un bon travail d'équipe, et je n'ai pas de doutes, car je sais ce que nous sommes en train de faire avec le staff. Il y a certainement une marge de progression, mais ça viendra avec le temps.
La progression de l'équipe depuis son arrivée ?
Il y a des choses qui ne se voient pas forcément de l'extérieur, mais je vois progresser ce groupe dans l'aspect mental. Il est totalement différent depuis mon arrivée dans l'approche du travail au quotidien, dans la rigueur, et même dans le développement individuel. Certains joueurs n'étaient pas titulaires à l'époque et le sont aujourd'hui, et certains qui l'étaient mais qui se sont développés dans d'autres aspects. Il y en a d'autres qui doivent faire plus aussi, même si je m'attache à les accompagner. Et ensuite, tout est relatif par rapport aux nombreux changements qui ont lieu à chaque fois dans le onze de base, du fait des absences.
Tout est là pour qu'il y ait un groupe qui doute beaucoup plus qu'à l'heure actuelle, et pourtant ce n'est pas le cas ! Nous avons une bonne structure sans ballon, de bons moments aussi avec, mais nous n'avons pas assez de rentabilité dans les occasions qu'on arrive à se créer, ça c'est une certitude. Il y a donc beaucoup d'aspects à travailler, mais tout cela est lié à l'inconstance dans le onze de base. Ensuite il y a aussi eu des changements de système, afin de s'adapter à nos forces en présence. Il y a eu des bons matches, même si on a parfois dû changer de cap en raison des blessures. Si on avait gagné les deux derniers matches, on aurait pu dire qu'il y avait une évolution notable, mais à l'arrivée il n'y a pas le niveau comptable, et ça c'est dommage.
La nervosité ?
Nous avons eu beaucoup trop de cartons rouges cette saison, même si je mets celui de Folarin contre Lens de côté, car il n'est absolument pas justifié. Il y a celui de Thilo contre Paris qui est également discutable, mais aussi trois qui ne le sont pas. Il y a deux manières d'avoir des cartons rouges, soit nous ne sommes pas assez lucides ou trop justes physiquement pour garder la lucidité, soit nous sommes moins bien dans la tête tout simplement. Je prends l'exemple de celui de Denis Zakaria contre Rennes, où il revient de blessure et se trouve dans le rouge physiquement à ce moment-là, ce qui fait qu'il prend une décision qu'il n'aurait pas prise s'il était en pleine possession de ses moyens. Concernant Mamadou Coulibaly, c'est encore autre chose. C'est un jeune joueur qui mérite de commencer contre Lyon au vu des absences. Il a fait un match un peu inconsistant avec de très bons moments et de moins bons, mais il faut l'accepter car c'est un jeune joueur. C'est un carton rouge qui n'aurait pas dû arriver, c'est certain.
L'apport des recrues ?
Le dénominateur commun de nos recrues, hormis Stanis Idumbo, ce sont les blessures, c'est la réalité et c'est donc difficile d'avoir un point de vue crédible et objectif sur leur rendement.
Lukáš a fait de très bonnes choses, en revanche je n'ai pas eu la chance d'avoir Eric dans le onze de départ depuis mon arrivée, et c'est la même chose pour Paul. Ansu a joué trois matches en tant que titulaire avant d'entrer dans ce circuit de blessures, et pour Stanis c'est davantage une question d'apprentissage, c'est un processus qui prend plus de temps. Ensuite le développement de chaque joueur dépend de la structure en place semaine après semaine, et comme je le dis elle n'a pas été fixe et stable depuis le début, ce qui fait qu'on a peut-être du mal à ressortir des joueurs.
Même si certains, qui étaient déjà là par le passé, montent en puissance, comme Folarin qui fait une bonne saison, Golo qui montre de bonnes choses, Jordan Teze qui a passé un palier cette année, Salisu qui était bien, Caio qui a été consistant. Zakaria revient à un bon niveau, Camara est aussi en train de passer un cap, et $akliouche#, qui a connu des bons moments, on essaye de le faire performer à nouveau, tout comme Mika, qui est à nouveau décisif. Donc il y a des joueurs qui sont sur le bon chemin, le but étant de trouver plus de constance.
Le retour d'Eric Dier ?
Il est prêt à débuter une rencontre ! On a joué un match amical contre Fréjus Saint-Raphaël dimanche, pour voir certaines choses et avoir des réponses physiques concernant plusieurs joueurs. Cela nous a apporté beaucoup de choses, notamment au niveau athlétique pour certains qui peuvent prétendre maintenant à retrouver le terrain et reprendre la compétition. Eric a joué 60 minutes et ça s'est bien passé.
Ce match de Coupe à Orléans ?
Il n'y a pas de calcul, il y a un match par semaine et nous connaissons l'enjeu dans la situation actuelle. Nous sommes ambitieux sur chaque compétition, et on va aller à Orléans avec en tête que c'est le match le plus important de l'année et du week-end. Et ensuite on prendra les matches les uns après les autres, comme je l'avais dit avant Lyon, car nous sommes dans cette démarche. Nous allons en tout cas jouer ce 16e de finale à Orléans avec beaucoup d'ambition, car nous voulons faire de belles choses dans cette Coupe de France et les joueurs le savent.
Le système en losange ?
Il y a toujours des solutions, et il y a aussi un adversaire en face. Si on est à notre niveau, on fera face à un bloc bas, même si dans les 15 premières minutes il y aura de l'enthousiasme et plus de pression haute. Il faudra être dans la maîtrise du ballon, et même s'il y a beaucoup d'absents, il y a encore beaucoup d'options pour mettre en place un onze de base cohérent en lien avec nos ambitions dans la compétition.
Sa situation ?
Je sens qu'on fait corps avec moi au Club, mais ça c'est mon ressenti, et surtout ça se mérite, donc je fais le maximum chaque jour pour que la dynamique tourne dans le bon sens. Elle aurait déjà tourné s'il n'y avait pas autant d'instabilité, mais le bilan comptable est tel qu'il est.
Faut-il donc être indulgent ou pas ? Je ne demande pas que tout le monde le soit, en tout cas je ne me focalise pas sur ce que l'on peut penser, car je sens que le Club est derrière moi, et c'est tout ce dont j'ai besoin. Ce qui est certain, c'est que je vais tout donner jusqu'au dernier jour où je serai ici, et j'espère que ce sera le plus tard possible, car j'ai envie de m'inscrire dans la durée et dans un beau projet ici !Sébastien Pocognoli - Site officiel AS Monaco
Pour ce tour de la Coupe de France, Sébastien Pocognoli est privé des sélectionnés Camara et Diatta, des blessés Fati, Pogba, Vanderson, Minamino et Cabral rejoints à l'infirmerie par Hrádecký (entorse genou), Mawissa (ischios) et Mohammed Salisu (ligaments croisés) touchés contre Lyon.Les derniers résultats ?
Nous sommes l'AS Monaco, cela doit se passer mieux et nous sommes conscients que ce n'est pas suffisant. Tout le groupe doit mieux faire, on travaille dur pour changer notre position au classement car on sait que nous ne sommes pas à notre place. Ce n'est jamais agréable en tant que capitaine d'être dans cette situation mais il y a une deuxième partie de saison pour faire mieux et nous avons cette envie de réussir.
Les faits de jeu ? Nous n'avons pas à nous cacher derrière des erreurs d'arbitrage ou sur des choses que l'on ne peut pas contrôler, même si c'est certain que cela ne nous a pas aidé. On essaye de travailler le plus possible et d'être le meilleur dans les domaines que l'on peut gérer. C'est frustrant mais l'équipe reste positive et on sait que les choses peuvent tourner.
Mon état de forme actuel ?
Je me sens bien, je m'entraîne bien et j'essaye d'apporter le plus possible à l'équipe. Cela a été une première partie de saison compliquée entre les blessures et les suspensions mais je me suis relevé. En tant que professionnel, je sais que ce sont des choses qui arrivent dans le football. Je suis désormais là pour pouvoir aider au maximum et faire une meilleure deuxième partie de saison. Je me donne à fond, je ne triche pas à l'entraînement.
Le travail réalisé au quotidien ?
Nous sommes tous les jours à s'entraîner ensemble. Le groupe vit bien tous ensemble mais nous sommes forcément insatisfaits des derniers résultats. L'envie au quotidien est bien présente, mes coéquipiers ne sont pas des tricheurs, tout le monde travaille. C'est le plus important car il n'y a que comme ça que l'on peut changer les choses. On a cette volonté, on le montre à l'entraînement, cela doit désormais se vérifier dans le bilan comptable.
Ce duel face à Orléans en Coupe de France ?
La Coupe de France est une compétition que l'on prend au sérieux comme la Ligue 1 ou la Ligue des Champions. Elle est importante pour nous cette saison, on y va avec l'envie de gagner pour aller jusqu'au bout. Je sais qu'Orléans évolue en National 1, c'est une bonne équipe s'ils sont arrivés jusque-là. À titre d'exemple, nous avons affronté Rouen il y a deux ans et avons pu voir que ce n'était pas facile face à des équipes d'échelon inférieur. C'est un match que l'on doit donc aborder sérieusement comme en Ligue des Champions et avec l'envie de passer ce 16e de finale.
La personnalité du coach ?
C'est un très, très bon coach. Beaucoup d'entre eux auraient déjà perdu la tête avec ces résultats mais ce n'est pas son cas, et j'en suis assez surpris. Il est sûr de lui et a beaucoup d'ambition. Il nous le montre chaque jour à l'entraînement avec l'envie de toujours bien faire. C'est l'entraîneur qu'il nous fallait dans cette situation comme celle-ci.
Les blessures dans le groupe ?
Quand on regarde de plus près, il y a eu beaucoup de blessures sur des contacts et dans des duels que l'on ne peut pas maîtriser, d'autres musculaires, mais là aussi, ce sont des choses que l'on ne peut pas gérer. On ne rentre en tout cas pas dans une psychose, on essaye juste d'être le plus professionnel pour ne pas se blesser et essayer d'être performant le plus possible.
Il ne faut néanmoins pas désigner une personne en particulier car il y a eu de la malchance et cette impression que tout est contre nous. Je suis arrivé en 2023, on n'avait pas autant de blessés et ce sont pourtant les mêmes personnes qui étaient là. On ne peut donc pas leur rejeter la faute alors que ça fonctionnait bien.Denis Zakaria - Site officiel AS Monaco
Coulibaly est suspendu, Akliouche est malade.
Il a donc dû piocher allègrement dans le Groupe Élite pour arriver péniblement à un groupe de 19 joueurs, dont 3 gardiens.
Le coach de l'US Orléans, Hervé Della Maggiore, a déjà éliminé l'ASM en Coupe de France.
C'était au 8ème tour de la Coupe de France 2012-13, quand l'ASM était en L2 et avait reçu le FC Bourg-Péronnas, déjà en National.
Les monégasques avaient été éliminés aux tirs-au-but (0-0 et 6-7).
Chez les "Guêpes", Hervé Della Maggiore n'a qu'un seul blessé, Aouladzian (genou).À quelques heures de cette rencontre, quel est l'état d'esprit du groupe ?
Il est très bon. Nous avons repris l'entraînement samedi dernier. Nous ne nous sommes pas focalisés uniquement sur ce match. Nous avons surtout tablé sur la durée de la seconde partie de saison. Le National est un championnat long et usant, et nous avons préféré miser sur la continuité plutôt que sur ce seul match de reprise. Pour le club et les supporters, c'est une rencontre importante, et elle l'est tout autant pour nous. Notre semaine a été un peu tronquée à cause des conditions météorologiques, les conditions de travail n'étant pas optimales. Nous nous sommes adaptés : les séances ont eu lieu sur terrain synthétique et l'après-midi au lieu du matin. Malgré tout, le match a été préparé consciencieusement avec l'ambition de le gagner.
Est-ce que l'ensemble de l'effectif sera disponible pour cette rencontre ?
Oui, tout le monde est opérationnel. Certains joueurs avaient terminé l'année avec de la fatigue, mais tout est rentré dans l'ordre à la reprise.
Le Stade de la Source affiche complet. Est-ce une source de motivation supplémentaire pour vos joueurs ?
Mes joueurs ont de l'expérience. Ils ont déjà connu des matches devant 5 000 ou 6 000 personnes. Ce n'est pas cela qui va les tétaniser. Au contraire, cela ne peut que les motiver. J'espère que nous allons leur faire plaisir, quel que soit le résultat, et surtout que cela puisse déclencher un engouement autour d'Orléans pour le championnat. Je souhaite que les gens passent un excellent moment et que cela leur donne envie de revenir nous soutenir pour la deuxième partie de saison.
Quels seront les ingrédients nécessaires pour réaliser l'exploit ?
Il faudra que nous soyons au maximum de notre niveau. Dans ce genre de match, si vous n'évoluez pas à votre meilleur niveau, cela devient vite compliqué car il existe des différences dans presque tous les domaines face à une équipe professionnelle. Il faudra faire plus que d'habitude. Nous avons conscience que cela va plus vite et que, techniquement, c'est supérieur. Tactiquement, c'est très bien huilé avec des joueurs intelligents. Après, nous ne sommes pas le "Petit Poucet" avec six divisions d'écart. On s'entraîne quotidiennement et nous avons des joueurs qui ont côtoyé le haut niveau. Il faudra être efficace dans les deux surfaces, bien défendre ensemble et rester compacts. Il sera primordial de ne pas commettre d'erreurs techniques, d'être justes dans nos transmissions, de réagir très vite sur les transitions et de faire preuve d'une grande discipline défensive.
Cette rencontre peut-elle également vous servir pour la suite du championnat ?
Absolument. On va pouvoir se jauger défensivement, un secteur où nous avons rencontré quelques problèmes (23 buts encaissés en National, ndlr). Nous sommes une équipe joueuse, qui s'expose et qui aime avoir la possession. Sur ce point précis, cela risque d'être difficile contre Monaco. Il va falloir s'adapter et surtout être performants là où se situent habituellement nos défauts. Ce sera un excellent test, même si nous avons été plus solides en fin d'année en encaissant beaucoup moins de buts.
À la trêve, votre équipe est sur le podium du National (3e avec 26 points). Quel bilan tirez-vous de cette première partie de saison ?
C'est un bilan positif. Nous avons l'ambition de retrouver la Ligue 2 (Orléans a été relégué en 2020, ndlr). Malgré tout, on sait qu'il y a beaucoup d'adversité dans ce championnat avec des clubs possédant d'énormes budgets. Nous occupons la troisième place du classement avec, sans doute, le plus petit budget parmi les prétendants à la montée. Aujourd'hui, nous sommes à notre place. On veut jouer le haut de tableau toute la saison et, pour le moment, nous sommes dans les clous.
La qualification de Bourg à Monaco ?
Je pense que c'est l'un de mes plus beaux souvenirs en Coupe de France, on les avait éliminés à Louis II. Monaco était alors en Ligue 2 et venait d'enchaîner 10 victoires de suite. On s'était déplacé dans la peau de l'outsider. Je suis très heureux de ce tirage et c'est un beau clin d'œil pour les 50 ans de l'USO que nous allons célébrer cette année.Hervé Della Maggiore - Site Foot National
Il a retenu un groupe de 20 joueurs pour la rencontre.
Présentation des équipes
| Les faces à faces entre Monaco et Orléans | |
![]() | ![]() |
Le classement : | |
| National : 3ème (sur 17) avec 26 points (J16 - 15 matches joués) | Ligue 1 : 9ème (sur 18) avec 23 points (J17) |
La forme du moment (5 derniers matches, toutes compétitions) : | |
| 4 victoires, 0 nul et 1 défaite. 10 buts marqués et 5 buts encaissés. |
2 victoires, 0 nul et 3 défaites. 4 buts marqués et 6 buts encaissés. |
Les absents : | |
| Aouladzian (blessé). | Akliouche (malade), Cabral (blessé - ischios), Camara (sélection), Diatta (sélection), Fati (blessé - ischios), Hrádecký (blessé - genou), Kiwa (choix), Mawissa (blessé - ischios), Minamino (blessé - genou), Pogba (blessé - mollet), Salisu (blessé - genou), Vanderson (blessé - cuisse). |
Les suspendus : | |
| Coulibaly | |
Les groupes retenus : | |
| Faham, Jan, Baudry, Sylla, Giraudon, Lemaître, Mouton, Luyambula, Obiang, Morel, Diako, Berthier, Kebe, Sanchez Da Silva, Khous, El Khoumisti, Bozkurt, Lallias, Ribeiro, Ba. | Köhn, Liénard, Stawiecki, Caio, Dier, Kehrer, Nibombé, Ouattara, Teze, Bamba, Golovin, Idumbo, Touré, Zakaria, Balogun, Biereth, Brunner, Ilenikhena, Michal. |
FIL INFOS
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